Dans son dernier mail, Randa (chez qui on dort mais qui est a Helsinky) disait
salut marion,
...
je suis contente que la scene libanaise est calme en ce
moment. un peu dommage d'un autre cote car ca fausse
la representation du pays.mais faut pas trop se fier
aux apparences.il y a bcp de cendres sur le brasier
c'est tout.
...
Donc ben nous y voila. le brasier. C'est la merde depuis hier. Tous le monde est suspendu a sa tele. nous d'une oreille attentive, on essaye de de capter les deux ou trois mots d'arabes qu'on est capable de comprendre. mais pas besoin de grands mots pour comprendre que juste derriere chez nous, ca pète sévère depuis la fin du discours de Nasrallah. Alors comme tout le monde, on est cloitrees a la maison et on attend. Aeroport et routes bloquees. C'est une enorme prise d'otage que vient de faire le Hezbolah, tout le liban est otage dans son propre pays. C'est assez angoissant. Ne vous inquietez pas. on va bien et on fait tres attention. On vous donnera des nouvelles sur le blog. Pour le moment, on va entamer notre 12345 partie de Bagamon…
jeudi 8 mai 2008
mercredi 7 mai 2008
Strike, Demonstrations across Lebanon
10:15 VOL: Hizbullah armed men erected tents on the airport road
9:45 VOL: Confrontations between pro and anti government moves to Beqaa districts where burning fires closed the main road leading to Beirut, Chtoura, Taalbaya, and Saadnayel.
8:51 Qabbani called on Hizbullah leaders to pull their armed men out of Beirut's streets and its central district.
8:50 Lebanese Sunna are fed up with Hizbullah practices, Grand Mufti Qabbani said
8:48 Hizbullah is trying to overpower Lebanon, Qabbani added
8:47 Qabbani warned Hizbullah against attacking the Lebanese civilians and hegemony over the Lebanese state and governmental institutions
8:46 Hizbullah has become an armed force aims at occupying Beirut , Qabbani said
8:45 pm Lebanon Grand Mufti Mohammed Qabbani adresses the Lebanese
8:14 Hizbullah mouthpiece Manar tv station: Parliament Speaker Nabih Berri’s Amal movement said the government bears full responsibility of what happened today.
bon alors je disais.... qu'il s'en est passe des choses depuis le dernier post.... je sais pas par ou commencer....
les questions se bousculent tous les jours un peu plus au fur et a mesure des gens rencontrés et des discussions echangées. Comme dit Wissam, les Libannais ont un avis sur tout. c'est un peu vrai. moi je commence a en avoir de moins en moins d'avis. enfin pas vraiment mais disons que tout se melange un peu plus chaque jour tellement les choses sont complexes. et tout les jours on a envie d'en savoir un peu plus. sur la situation ici et donc bien sûr, tout autour aussi.
Samedi soir, nous avons passe la soiree chez un Libannais vivant a hareit hreik, la "banlieue" de Beyrouth bombardee pendant la guerre de 2006. Son immeuble a lui a ete bombarde mais il est revenu y vivre depuis. C'est aussi son atelier, la ou il peint sur des toiles faites des tissus recouvrant les matelas des refugies de l'ete 2006. Depuis sa fenetre au 10eme, on voit.... un gros trou... et la vue est degagée loin en face. La vue est degagee parceque les immeubles qui etaient avant juillet 2006 en face de sa fenetre sont ont ete reduit a des tas de cailloux...
lundi soir Zahraa nous a accompagné dans un camp Palestinien au sud de Beyrouth. difficile de raconter cette experience pour le moment. Zahraa nous avait proposé qu'on y aille un soir, la nuit tombee apres que je lui ai parlé de mon projet photo - images de nuit de la jeunesse (c'est un gros raccourci, un jour j'expliquerai beaucoup mieux mon projet, promis) - elle a tout de suite pensé nous emmener la, parce que la jeunesse a Beyrouth, c'est aussi ca : les camps palestiniens. Alors nous voila deabulant dans les rues tres etroites et labyrinthiques de Borj el Barajneh.... Zahraa et Haifa sont avec nous ainsi qu'un ami a elles qui vit là et sans qui marcher ici s'avèrerait quasi impossible. le camp Palestinien est une zone de non droit. l'etat libannais et l'armee libannaise n'ont pas le droit d'y entrer. c'est une sorte d'etat dans l'etat. Avec sa propre organisation (écoles and co) et aussi son propre service de securite. il n'est donc pas rare de croiser, au detour d'un chemin, un monsieur qui astique sa kalashnikov dans sa vitrine... le soir, c'est plein de jeunes qui fument le narguile, jouent au billard, font de la musique sous ciel "toile d'araignees" fait de fils electriques. Wael notre "guide" connait les ruelles par coeur et nous emmene voir deux amis a lui qui ont monté un groupe de rap "I Voice". Derriere une porte qui ne paye pas de mine, un veritable petit studio d'enregistrement ou les deux compères repetent et enregistrent leurs chansons. tout de suite je reconnais l'un des deux. je l'avais croise la veille dans un bar a Hamra, a beyrouth. Heureusement, la vie ici ne se resume pas qu'à la vie ici. l'universite, pour ceux qui continuent jusque là est a Beyrouth et les activites ne se concentrent pas toutes dans le camp.
Dans le camp, c'est "Palestine en force". les chefs des differents partis, Hamas, Fatah s'affichent partout dans les rues. a l'interieur meme du camp, chacun defend son parti. Jeunes et moins jeunes ne jurent que sur la palestine, ne parlent que de Palestine. Comme si une vie ailleurs etait impossible, a commencer par une vie ici, au Liban. on sent que tous attendent et esperent rentrer chez eux. Ca se lit dans les regard, se voit dans les corps. C'est triste. Il faut dire qu'on leur donne peu de chance ici. L'acces a un emlpoi et a un logement a Beyrouth est quasi imposible pour les palestiniens qui vivent dans les camps. alors forcement... coince entre quatre murs, on repense a ce qu'on a perdu...
il y aurait encore beaucoup a dire et tout ca donne beaucoup a reflechir...
les questions se bousculent tous les jours un peu plus au fur et a mesure des gens rencontrés et des discussions echangées. Comme dit Wissam, les Libannais ont un avis sur tout. c'est un peu vrai. moi je commence a en avoir de moins en moins d'avis. enfin pas vraiment mais disons que tout se melange un peu plus chaque jour tellement les choses sont complexes. et tout les jours on a envie d'en savoir un peu plus. sur la situation ici et donc bien sûr, tout autour aussi.
Samedi soir, nous avons passe la soiree chez un Libannais vivant a hareit hreik, la "banlieue" de Beyrouth bombardee pendant la guerre de 2006. Son immeuble a lui a ete bombarde mais il est revenu y vivre depuis. C'est aussi son atelier, la ou il peint sur des toiles faites des tissus recouvrant les matelas des refugies de l'ete 2006. Depuis sa fenetre au 10eme, on voit.... un gros trou... et la vue est degagée loin en face. La vue est degagee parceque les immeubles qui etaient avant juillet 2006 en face de sa fenetre sont ont ete reduit a des tas de cailloux...
lundi soir Zahraa nous a accompagné dans un camp Palestinien au sud de Beyrouth. difficile de raconter cette experience pour le moment. Zahraa nous avait proposé qu'on y aille un soir, la nuit tombee apres que je lui ai parlé de mon projet photo - images de nuit de la jeunesse (c'est un gros raccourci, un jour j'expliquerai beaucoup mieux mon projet, promis) - elle a tout de suite pensé nous emmener la, parce que la jeunesse a Beyrouth, c'est aussi ca : les camps palestiniens. Alors nous voila deabulant dans les rues tres etroites et labyrinthiques de Borj el Barajneh.... Zahraa et Haifa sont avec nous ainsi qu'un ami a elles qui vit là et sans qui marcher ici s'avèrerait quasi impossible. le camp Palestinien est une zone de non droit. l'etat libannais et l'armee libannaise n'ont pas le droit d'y entrer. c'est une sorte d'etat dans l'etat. Avec sa propre organisation (écoles and co) et aussi son propre service de securite. il n'est donc pas rare de croiser, au detour d'un chemin, un monsieur qui astique sa kalashnikov dans sa vitrine... le soir, c'est plein de jeunes qui fument le narguile, jouent au billard, font de la musique sous ciel "toile d'araignees" fait de fils electriques. Wael notre "guide" connait les ruelles par coeur et nous emmene voir deux amis a lui qui ont monté un groupe de rap "I Voice". Derriere une porte qui ne paye pas de mine, un veritable petit studio d'enregistrement ou les deux compères repetent et enregistrent leurs chansons. tout de suite je reconnais l'un des deux. je l'avais croise la veille dans un bar a Hamra, a beyrouth. Heureusement, la vie ici ne se resume pas qu'à la vie ici. l'universite, pour ceux qui continuent jusque là est a Beyrouth et les activites ne se concentrent pas toutes dans le camp.
Dans le camp, c'est "Palestine en force". les chefs des differents partis, Hamas, Fatah s'affichent partout dans les rues. a l'interieur meme du camp, chacun defend son parti. Jeunes et moins jeunes ne jurent que sur la palestine, ne parlent que de Palestine. Comme si une vie ailleurs etait impossible, a commencer par une vie ici, au Liban. on sent que tous attendent et esperent rentrer chez eux. Ca se lit dans les regard, se voit dans les corps. C'est triste. Il faut dire qu'on leur donne peu de chance ici. L'acces a un emlpoi et a un logement a Beyrouth est quasi imposible pour les palestiniens qui vivent dans les camps. alors forcement... coince entre quatre murs, on repense a ce qu'on a perdu...
il y aurait encore beaucoup a dire et tout ca donne beaucoup a reflechir...
mardi 6 mai 2008
pfff... j'avais ecrit un super post et puis comme tous les jours, l'electricite s'est coupee pendant trois heures. mais comme tous les jours, on sait pas si ca sera a 9h, a midi ou a 15h.... alors betement, j'ai pas pense que ce serait la maintenant, alors que j'ecrivais mon texte.... donc ben....
allez, promis, je le refais demain....
allez, promis, je le refais demain....
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