jeudi 24 avril 2008
mercredi 23 avril 2008
picture 3
Dernier jour a Tel Aviv,
Cette nuit, on decampe...
Dernieres photos de la ville. Derniere partie de Bagamon avant Beyrouth. Derniere biere-coucher de soleil sur le toit de l'auberge. Dernier bisou a Varda la patrone des lieux. Dernier dîner dans le petit resto chouette en bas de chez nous.
Premiere rencontre avec quelqu'un ayant un parti pris si affirme sur son pays, Israel. Juste le temps d'une cigarette et elle nous dira comme elle aurait voulu ne pas faire son service militaire. Comme elle etait jeune et influencable. Comme tout ca est un mensonge. Comme elle ne supporte plus toutes les humiliations affligees aux palestiniens pas l'armee israelienne. Elle semble blessee et triste. Elle aimerait qu'on aille a Ramallah parceque la verite est la. Elle aimerait connaitre le liban, l'iran et pouvoir y voyager librement.
En quittant le resto, c'est le serveur qui nous rattrape et nous demande de prendre son adresse mail pour lui envoyer des photos.... d'Iran. Il a appris qu'on y serait bientot et c'est son reve. aller en Iran....
en attendant, dans quelques heures le reveil sonne et on part pour Beyrouth...
dimanche 20 avril 2008
picture 2
notre passage a Tel Aviv touche a sa fin et voila, c'est encore dur de parler de ce qu'on ressent ici... depuis quelques jours les mots se posent et on commence a pouvoir parler. Mais a l'interieur c'est pas toujours tres agreable...
Plus on se promene dans les rues, plus on rencontre de gens, plus on est confrontees a des situations du quotidien et plus on se melange les pinceaux, moins on comprend cette ville. C'est comme si on voyait defiler devant nous tout un eventail de l'humanite, dans ce qu'il a de plus beau mais aussi malheureusement, ce qu'il a de plus laid.... dans la meme journee des sentiments de degout et de joie se succedent. alors tout ca d'un coup en pleine figure, c'est dur a absorber. Comme dit Tessa, de loin, ca a l'air d'etre le bordel ("balagan" comme ils disent ici) mais de pres, c'est encore pire. La tension est perceptible au quotidien. entre les gens. nous en faisons aussi les frais. Parfois avec distance, parfois moins quand la fatigue est la. photographier la nuit s'avere etre aussi une rude epreuve. observer, errer, attendre je ne sais quoi, chercher, esperer... et surtout garder les yeux grand ouverts... a trois heures du matin, ca devient dur quand ca dure depuis plusieurs soirs. En meme temps, ces sorties nocturnes nous permettent de mieux comprendre la ville. Tel Aviv vit plus la nuit que le jour, ce n'est pas une legende. Mais c'est aussi la nuit qu'on la comprend le mieux. Si le jour, tout le monde est melangé dans la ville c'est loin d'etre le cas le soir. on comprend mieux les differents monde qui la compose. car c'est vraiment ca. Tel Aviv est remplie de bar, pubs et boites de nuits, mais chaque quartier a sa population et son ambiance. En la traversant a Velo on se retrouve au hasard des rues au milieu d'un no man's land peuplé d'ados completement ivres. on dirait que le lieu leur appartient. pas d'adultes, que des teenagers, bouteille a la main, mini jupes et talons aiguilles... deux rues plus loin, la moyenne d'age est montee, le niveau d'acoolemie, lui, est toujours le meme ( tres haut). Pres de la plage, le Fashion Bar, seule boite de nuit rescapee du complexe "le Dolphinarium" - deserté depuis l'attentat de 2001 - est desormais la boite de nuit favorite des Russes (la derniere grande vague d'immigration pas encore tres "integree")... bref, a chaque tournant de rue, on change de planete. vraiment. un petit monde a chaque fois et tellemtn different de celui d'avant. Tel Aviv est faite de tout ces monde la...
Le jour, tout semble se fondre. la plage accueille les uns et les autres, les babs revenus d'inde, les jeunes soldats en moule bite, les parisiens en vacances, les vieilles blondes decolorees, les...., les ...., les .... Tout ca dans un semblant de "tout va bien" plutot derangeant. C'est pas que les Israeliens n'ont pas le droit au bonheur mais il y a quand meme dans le mode de vie Tel Avivien une impression de legerte qui derange tellement elle semble cacher gros...
tous les soirs, en rentrant de nos virees nocturnes on passe par le bord de mer. tous les soirs et pourtant pas un seul soir la mer ne nous a offert le meme spectacle, la meme couleur, la meme odeur... pour rien au monde on ne prendrait un autre chemin. tous les soirs elle nous raconte que c'est elle qui decide, elle qui nous mate, elle qui veille...
Alors voila, tout ca, ca secoue... on a beau longer la plage tous les matins et tous les soirs.... on dort pas tres tranquillement dans cette region du monde....
demain, on plie bagages.... on revise nos reponses pour un eventuel questionnaire en arrivant a Beyrouth.... beyrouth.... beyrouth....
Plus on se promene dans les rues, plus on rencontre de gens, plus on est confrontees a des situations du quotidien et plus on se melange les pinceaux, moins on comprend cette ville. C'est comme si on voyait defiler devant nous tout un eventail de l'humanite, dans ce qu'il a de plus beau mais aussi malheureusement, ce qu'il a de plus laid.... dans la meme journee des sentiments de degout et de joie se succedent. alors tout ca d'un coup en pleine figure, c'est dur a absorber. Comme dit Tessa, de loin, ca a l'air d'etre le bordel ("balagan" comme ils disent ici) mais de pres, c'est encore pire. La tension est perceptible au quotidien. entre les gens. nous en faisons aussi les frais. Parfois avec distance, parfois moins quand la fatigue est la. photographier la nuit s'avere etre aussi une rude epreuve. observer, errer, attendre je ne sais quoi, chercher, esperer... et surtout garder les yeux grand ouverts... a trois heures du matin, ca devient dur quand ca dure depuis plusieurs soirs. En meme temps, ces sorties nocturnes nous permettent de mieux comprendre la ville. Tel Aviv vit plus la nuit que le jour, ce n'est pas une legende. Mais c'est aussi la nuit qu'on la comprend le mieux. Si le jour, tout le monde est melangé dans la ville c'est loin d'etre le cas le soir. on comprend mieux les differents monde qui la compose. car c'est vraiment ca. Tel Aviv est remplie de bar, pubs et boites de nuits, mais chaque quartier a sa population et son ambiance. En la traversant a Velo on se retrouve au hasard des rues au milieu d'un no man's land peuplé d'ados completement ivres. on dirait que le lieu leur appartient. pas d'adultes, que des teenagers, bouteille a la main, mini jupes et talons aiguilles... deux rues plus loin, la moyenne d'age est montee, le niveau d'acoolemie, lui, est toujours le meme ( tres haut). Pres de la plage, le Fashion Bar, seule boite de nuit rescapee du complexe "le Dolphinarium" - deserté depuis l'attentat de 2001 - est desormais la boite de nuit favorite des Russes (la derniere grande vague d'immigration pas encore tres "integree")... bref, a chaque tournant de rue, on change de planete. vraiment. un petit monde a chaque fois et tellemtn different de celui d'avant. Tel Aviv est faite de tout ces monde la...
Le jour, tout semble se fondre. la plage accueille les uns et les autres, les babs revenus d'inde, les jeunes soldats en moule bite, les parisiens en vacances, les vieilles blondes decolorees, les...., les ...., les .... Tout ca dans un semblant de "tout va bien" plutot derangeant. C'est pas que les Israeliens n'ont pas le droit au bonheur mais il y a quand meme dans le mode de vie Tel Avivien une impression de legerte qui derange tellement elle semble cacher gros...
tous les soirs, en rentrant de nos virees nocturnes on passe par le bord de mer. tous les soirs et pourtant pas un seul soir la mer ne nous a offert le meme spectacle, la meme couleur, la meme odeur... pour rien au monde on ne prendrait un autre chemin. tous les soirs elle nous raconte que c'est elle qui decide, elle qui nous mate, elle qui veille...
Alors voila, tout ca, ca secoue... on a beau longer la plage tous les matins et tous les soirs.... on dort pas tres tranquillement dans cette region du monde....
demain, on plie bagages.... on revise nos reponses pour un eventuel questionnaire en arrivant a Beyrouth.... beyrouth.... beyrouth....
une image
Aujourd’hui pour la première fois depuis qu'on est arrivées, j'ai eu vraiment envie de prendre des photos. je commençais à me demander si l'envie reviendrait et oui.... tout d'un coup, sans prévenir. En même temps, c'est presque un peu trop tôt parce que mon appareil est encore à réparer. Du coup, elles sont dans ma tête et je ne résiste pas à vous en raconter quelques-unes.
D’abord je sais pas si je vous ai dit mais dès qu'on est arrivées, on s'est acheté des vélos (que le vendeur a promis de nous racheter quand on repartira. sympa) et on a traversé la ville en long, en large et en travers. Et plus. du coup on commence à un peu mieux sentir la ville, et aussi a y trouvé une petite place.
Cet après-midi ce sont des 10aines d'images qui se sont juxtaposées les unes après les autres. Tel aviv. Une ville dans tous les sens et de tous les sens. Après une semaine ici, c'est un peu le sentiment qu'on a. Un joyeux mélange de toutes les couleurs, tous les ages, toutes les origines...
Alors imaginez vous sur un vélo. Au début vous foncez, aidés (chouette je viens de trouver comment on fait les accents) par l'idée d'une baignade et d'un pic nic sur la plage. Puis vous allez de moins en moins vite, un peu ahuris par tout ce qui se passe autour de vous, les gens, les regards et les situations que vous croisez. Puis finalement vous avez l'impression d'être rentré dans un film pendant la séance, vous intégrez le film en cours et personne ne vous voit. Tout défile et se suit dans un désordre parfait. Comme un collage de plein d'éléments et matières qui finissent par former un tout a la fois beau et déglingué. Surréaliste.
(J'arrête avec les accents, c'est trop compliqué)
Alors on roule. Passe devant une mariée, robe blanche et cheveux gris qui semble chercher son mari (ou un mari) a la terrasse d'un café. Plus loin, un garçon s'arrête, pose sont sac à terre, monte sur une baraque en bois sur la plage, fait deux sauts périlleux (saut périlleux ? Ca s'écrit comme ça ?), reprend son sac et repart tandis que deux joggeurs, corps parfait le dépassent en courant, sourire brillant. Passe devant un homme, tête en bas, pieds en l'air, tatouages sur tout le corps. Puis passe devant groupe de gens qui s'entraînent à faire décoller leur parapente tandis qu'un rabbin les observe mains dans le dos et qu'un couple de jeunes maries (un autre) kitch a souhait se faufile discrètement au milieu des parapentes pour une ultime photo, remettant a plus tard leur pose "bord de mer au coucher du soleil"... et ça continue ça continue, ça continue... mais je vous laisse imaginer tout ce que vous voulez d'autre... finalement, peu importe. Il y a de la vie. Beaucoup de vie.
Et chacun semble vivre sa vie comme bon lui semble et sans se soucier du regard des autres. On trouve les personnages les plus fous dans cette ville. l'auberge où nous dormons en est un concentré. Dans un lieu où on s'attendrait à croiser moult routards, ce sont les personnages dignes d'un "Delicatessen" de Jean Pierre Jeunet qui ont établis domicile. Chacun dans son propre rôle. la encore, on se croirait vraiment dans un film. et on s'amuse à leur inventer des histoires. Ces deux femmes qui se ressemblent comme deux goûtes d'eau n'ont certainement pas atterri la par hasard. On dirait deux soeurs qui se rencontrent pour la première fois et se rendent compte petit a petit de leurs liens. Ce garçon, cheveux longs, tongs et pantalon bouffant passe son temps dans le canapé. passe le temps. Un autre attend jour après jour une place dans un kibboutz au nord du pays. on s'attend à ne plus le voir chaque matin au réveil et pourtant, il est toujours là. comme cette femme très âgée, cheveux gris tombant jusqu'aux pieds qui dort juste à côté de nous et qui a organisé son petit bungalow sur la terrasse comme une véritable maison de poupée. Finalement, il n'y a que les propriétaires de l'auberge que l'on ne fait que croiser. Les autres sont la en permanence, buvant ou préparant du café la journée. Buvant des bières et refaisant le monde le soir. Plus qu'un film, on se croirait sur la scène d'un théâtre où les uns laissent la place aux autres pour reaparaitre quelques minutes après. ou les liens se tissent au fil des jours. Une pièce de théâtre qui raconterait une salle d'attente. Sans jamais vraiment savoir ce qu'on y attend... nous y compris...
Bises de toutes tailles
D’abord je sais pas si je vous ai dit mais dès qu'on est arrivées, on s'est acheté des vélos (que le vendeur a promis de nous racheter quand on repartira. sympa) et on a traversé la ville en long, en large et en travers. Et plus. du coup on commence à un peu mieux sentir la ville, et aussi a y trouvé une petite place.
Cet après-midi ce sont des 10aines d'images qui se sont juxtaposées les unes après les autres. Tel aviv. Une ville dans tous les sens et de tous les sens. Après une semaine ici, c'est un peu le sentiment qu'on a. Un joyeux mélange de toutes les couleurs, tous les ages, toutes les origines...
Alors imaginez vous sur un vélo. Au début vous foncez, aidés (chouette je viens de trouver comment on fait les accents) par l'idée d'une baignade et d'un pic nic sur la plage. Puis vous allez de moins en moins vite, un peu ahuris par tout ce qui se passe autour de vous, les gens, les regards et les situations que vous croisez. Puis finalement vous avez l'impression d'être rentré dans un film pendant la séance, vous intégrez le film en cours et personne ne vous voit. Tout défile et se suit dans un désordre parfait. Comme un collage de plein d'éléments et matières qui finissent par former un tout a la fois beau et déglingué. Surréaliste.
(J'arrête avec les accents, c'est trop compliqué)
Alors on roule. Passe devant une mariée, robe blanche et cheveux gris qui semble chercher son mari (ou un mari) a la terrasse d'un café. Plus loin, un garçon s'arrête, pose sont sac à terre, monte sur une baraque en bois sur la plage, fait deux sauts périlleux (saut périlleux ? Ca s'écrit comme ça ?), reprend son sac et repart tandis que deux joggeurs, corps parfait le dépassent en courant, sourire brillant. Passe devant un homme, tête en bas, pieds en l'air, tatouages sur tout le corps. Puis passe devant groupe de gens qui s'entraînent à faire décoller leur parapente tandis qu'un rabbin les observe mains dans le dos et qu'un couple de jeunes maries (un autre) kitch a souhait se faufile discrètement au milieu des parapentes pour une ultime photo, remettant a plus tard leur pose "bord de mer au coucher du soleil"... et ça continue ça continue, ça continue... mais je vous laisse imaginer tout ce que vous voulez d'autre... finalement, peu importe. Il y a de la vie. Beaucoup de vie.
Et chacun semble vivre sa vie comme bon lui semble et sans se soucier du regard des autres. On trouve les personnages les plus fous dans cette ville. l'auberge où nous dormons en est un concentré. Dans un lieu où on s'attendrait à croiser moult routards, ce sont les personnages dignes d'un "Delicatessen" de Jean Pierre Jeunet qui ont établis domicile. Chacun dans son propre rôle. la encore, on se croirait vraiment dans un film. et on s'amuse à leur inventer des histoires. Ces deux femmes qui se ressemblent comme deux goûtes d'eau n'ont certainement pas atterri la par hasard. On dirait deux soeurs qui se rencontrent pour la première fois et se rendent compte petit a petit de leurs liens. Ce garçon, cheveux longs, tongs et pantalon bouffant passe son temps dans le canapé. passe le temps. Un autre attend jour après jour une place dans un kibboutz au nord du pays. on s'attend à ne plus le voir chaque matin au réveil et pourtant, il est toujours là. comme cette femme très âgée, cheveux gris tombant jusqu'aux pieds qui dort juste à côté de nous et qui a organisé son petit bungalow sur la terrasse comme une véritable maison de poupée. Finalement, il n'y a que les propriétaires de l'auberge que l'on ne fait que croiser. Les autres sont la en permanence, buvant ou préparant du café la journée. Buvant des bières et refaisant le monde le soir. Plus qu'un film, on se croirait sur la scène d'un théâtre où les uns laissent la place aux autres pour reaparaitre quelques minutes après. ou les liens se tissent au fil des jours. Une pièce de théâtre qui raconterait une salle d'attente. Sans jamais vraiment savoir ce qu'on y attend... nous y compris...
Bises de toutes tailles
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