




alors voila un peu de temps pour vous raconter... ou est-ce que j'en etais restee ??
Beyrouth, les coups de feu et les tirs de roquette.... pas tres joyeux... les derniers jours a Beyrouth ont ete assez incroyables. bloquees chez Randa, on suivait les infos en temps reel sur le net et on essayait de voir comment rejoindre Teheran, l'aeroport etant bloque jusqu'a nouvel ordre. est-ce qu'on part, est-ce qu'on reste ? incapables de prendre une decision.
on a fini par se decider a rejoindre Damas par la route et de la, partir pour Teheran... le trajet Beyrouth Damas a ete a lui seule une sacree aventure. d'abord on hesitait un peu, tout le monde nous donnant un avis different sur cette route Beyrouth Damas, a commencer par nos ambassades respectives. L'ambassade de France disait "c'est trop dangeureux, restez chez vous", celle de Belgique "C'est ce que vous avez de mieux a faire" ..... Apres s'etre bien renseignees sur la possibilite d'un tel trajet a ce moment la, sur les routes fermees et ouvertes et sur le danger encouru, on a finalement pris la decision de partir. A ce moment la a Beyrouth, c'etait tres etrange, tout le monde avait un avis tres different sur la situation, certains etaient effrayes, d'autres moins inquiets. il faut dire que d'un quartier a un autre, la situation etait tres differente. dans le notre par exemple, on pouvait sortir dans les rues et certains commerces etaient ouverts, tandis que dans d'autres quartiers, tenus par le hezbollah, il etait impossible de sortir de chez soi et personne ne savait vraiment la tournure que ca allait prendre.
au moment de monter dans le Taxi, une grande tristesse nous envahie. partir sans avoir pu revoir nos amis, sans dire au revoir. partir alors qu'on sent la detresse dans la voix de plus d'un d'entre eux. c'est dur. partir aussi avec le sentiment de n'avoir pas fini ce qu'on etait venu faire a Beyrouth, avec plein d'envies pas realisees, plein d'images en tete... revenir. Beyrouth est trop attachante.
Dans le taxi pour Damas donc, on pense a Beyrouth, a Amy, Nadim, Wissam, Eyman, Sahraa... Hommes armes tout le long de la route, immeubles en feu a Tripoli, echange de tirs, ralentissements et tension bien presente.... ce n'est qu'une fois la frontiere franchie qu'on s'est endormies dans la voiture, dans un calme soudain etrange. Arrivees a Damas, les hirrondelles criant dans le ciel, la lumiere de fin de journee et le silence relatif est rentre en nous d'un coup. Beyrouth semblait deja tres loin et c'est a ce moment la qu'on avraiment realise toute la tension qu'il y avait en nous depuis ces 4 derniers jours........ pffffffffffff on s'est ecroulees
Dimanche 11 mai, trucs chiants a faire dans une ville inconnue. changer les billets, aller d'un bout a l'autre de la ville... chaud, fatigue... mauvais jour en somme jusqu'a 17 heures nous nous sommes literalement DETENDUES dans un Hammam de la vieille ville de Damas. hummmmmmmmm
mardi 13, on arrive a Teheran. tout le monde ici nous acceuille aves le sourire, le marchant de fruits, le gars de l'hotel, les clients du petit Naderi. tout le monde me reconnait et s'etonne de me voir a nouveau la !! on renoue contact avec Amin et Amin, Samaneh, Mina...
Ici la temperature est ideale pour une petite jupette et des sandales. en pantalon et en "Manto" + un voile, c'est une autre histoire. mais la nuit est douce et ca tombe bien, c'est la que je suis censee agir (photographiquement parlant)...